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Comparateur statuts juridiques freelance 2026
AE, EI, EURL, SASU ou portage salarial ? Répondez à 4 questions pour trouver le statut idéal, puis comparez les 5 statuts sur tous les critères et simulez votre revenu net.
Quel statut est fait pour vous ?
Quel est votre chiffre d’affaires annuel estimé ?
Le CA détermine si certains statuts sont accessibles ou avantageux.
Quelle est votre priorité principale ?
Chaque statut fait des compromis différents entre revenu, protection et simplicité.
Avez-vous des frais professionnels importants ?
Matériel, logiciels, déplacements, sous-traitants, bureau…
Quelle est votre situation actuelle ?
Votre point de départ influence le statut le plus adapté.
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Les 5 statuts en un coup d’œil
Simulateur — revenu net mensuel par statut
Entrez votre CA mensuel pour comparer le revenu net estimé selon chaque statut. Le calcul utilise le barème IR 2026.
Les frais déductibles s’appliquent à EI, EURL et SASU uniquement. *SASU : retraite complémentaire AGIRC-ARRCO très faible si dividendes importants. Estimation indicative — consultez un expert-comptable.
Simulateur dividendes — optimisation IS (EURL / SASU)
En EURL ou SASU à l’IS, vous pouvez distribuer une partie du bénéfice en dividendes (flat tax 30%) plutôt qu’en rémunération. Renseignez le bénéfice annuel à distribuer pour voir l’impact.
Tableau comparatif complet — 16 critères
| Critère | 🟣 AE | 🔵 EI | 🟢 EURL | 🔴 SASU | 🟡 Portage |
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Lien affilié — sans coût supplémentaire pour vous
Guide complet — Choisir son statut juridique freelance
AE, EI, EURL, SASU ou portage : lequel choisir en 2026 ?
Chaque statut a ses avantages et ses contraintes. Ce guide explique les différences clés, les seuils à connaître et les critères qui font basculer le choix d’un côté ou de l’autre.
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Recommandation personnalisée en 4 questions
Le quiz prend en compte votre CA, votre priorité (simplicité, revenu, protection, croissance), vos frais professionnels et votre situation de départ. Recommandation immédiate avec les raisons concrètes du choix.
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Tableau comparatif 12 critères × 5 statuts
Charges sociales, plafond CA, comptabilité, frais déductibles, droit au chômage, retraite, protection patrimoine, associés possibles, crédibilité client, expert-comptable requis, CA mensuel idéal. Tout en un seul tableau.
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Simulateur revenu net mensuel — 5 statuts côte à côte
Entrez votre CA mensuel et votre quotient familial : le simulateur calcule le net estimé pour chaque statut avec le barème IR 2026 progressif. Le meilleur net est mis en évidence. Alerte automatique si le CA dépasse le plafond AE.
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Taux de charges 2026 vérifiés pour chaque statut
AE services BIC 21,2%, AE BNC 25,6%, AE vente 12,3%, EURL gérant TNS ~45%, SASU président ~55%, portage ~50% + 10% frais de gestion. Sources URSSAF et décret 2024-484 du 01/01/2026.
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Alerte plafond AE intégrée
Dès que votre CA mensuel projeté dépasse le plafond auto-entrepreneur de 77 700 EUR annuel, un avertissement s’affiche dans le simulateur. Le bon signal pour anticiper le passage vers une structure adaptée.
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100% privé — aucune donnée envoyée
Tous les calculs s’effectuent dans votre navigateur. Vos réponses au quiz, votre CA, votre situation personnelle ne quittent jamais votre appareil. Conforme RGPD par construction.
Ce comparateur donne des estimations indicatives. Le choix du statut dépend aussi de votre secteur, de votre situation familiale et patrimoniale. Pour une décision définitive, consultez un expert-comptable ou utilisez le simulateur officiel mon-entreprise.urssaf.fr. Pour simuler précisément votre TJM, utilisez notre calculateur TJM gratuit.
Ce qu’il faut savoir
Les 8 points clés pour choisir son statut
Plafond AE, seuils de bascule, protection sociale, frais déductibles — les éléments décisifs que la plupart des comparatifs n’expliquent pas.
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L’auto-entrepreneur est idéal pour démarrer, pas forcément pour durer — plafond à 77 700 EUR/an pour les services (2026), pas de déduction de frais, retraite faible. C’est le meilleur statut pour tester une activité ou la compléter à un emploi salarié. Au-delà de 40-50K€ de CA annuel, il faut envisager la suite.
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L’EI 2022 est souvent sous-estimée — depuis la loi du 14 février 2022, l’entreprise individuelle protège automatiquement le patrimoine personnel. C’est une alternative sérieuse à l’AE pour les activités dépassant le plafond, avec comptabilité simplifiée et frais déductibles, sans créer de société.
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Le seuil de bascule AE → EURL est généralement 40-50K€ de CA annuel — en dessous, les charges EURL (~45%) effacent souvent l’avantage de la déductibilité des frais. Au-dessus, l’EURL permet d’optimiser : rémunération du gérant + dividendes, charges déductibles, pas de plafond. Chaque situation est différente.
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La SASU est le seul statut unipersonnel qui ouvre le droit au chômage — le président de SASU est assimilé salarié. Il cotise pour l’assurance chômage et peut y avoir droit en fin de mandat ou de mission. C’est un avantage considérable pour les freelances avec un CA élevé qui veulent une protection maximale.
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Le portage salarial n’est pas le plus rentable mais le plus sécurisé — frais de gestion de 5 à 10% + charges sociales ~50% = taux de prélèvement parmi les plus élevés. En contrepartie : zéro administratif, chômage, retraite, mutuelle. Idéal pour une transition douce ou des missions courtes sans vouloir créer une structure.
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La retraite est le vrai angle mort du statut AE — les cotisations retraite sur un CA de 50K€ en AE BIC génèrent des droits retraite très inférieurs à ceux d’un salarié avec le même revenu net. Si la retraite est une priorité, SASU ou portage sont les seuls statuts à cotiser au régime général de façon comparable au salariat.
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EURL et SASU sont compatibles avec un statut salarié — vous pouvez être gérant d’EURL ou président de SASU tout en étant salarié d’une autre entreprise. Cumuler un contrat à temps partiel avec une SASU est une stratégie courante pour garder la mutuelle employeur, les droits chômage et développer son activité indépendante en parallèle.
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Le changement de statut n’est pas irréversible — passer de l’AE à l’EURL, ou de l’EURL à la SASU, est possible sans interruption d’activité. La transition AE → EURL est la plus courante et la plus simple. L’important est d’anticiper 3 à 6 mois avant d’atteindre le plafond AE pour ne pas subir la transition en urgence.
Vous avez choisi votre statut — il faut maintenant calculer votre TJM viable et commencer à facturer. Utilisez notre calculateur TJM gratuit pour trouver votre tarif journalier minimum, puis créez vos premiers devis conformes et factures 2026 sans inscription.
Questions fréquentes sur le choix du statut juridique
Les réponses directes pour prendre la bonne décision sans se perdre dans les détails techniques
Quel est le meilleur statut pour un freelance qui démarre ?
Pour un freelance qui démarre, l’auto-entrepreneur est presque toujours le bon choix : création en 5 minutes sur autoentrepreneur.urssaf.fr, zéro formalité mensuelle, cotisations uniquement si vous facturez. Vous ne prenez aucun risque financier.
La seule exception : si vous avez des frais professionnels importants (matériel coûteux, sous-traitants, bureau) représentant plus de 20% du CA, ou si vous savez dès le départ que vous allez dépasser 50K€ annuels rapidement. Dans ce cas, l’EURL ou la SASU valent la peine d’être étudiées dès le lancement.
Quelle est la différence entre auto-entrepreneur et EURL ?
L’auto-entrepreneur est un régime fiscal simplifié : cotisations sur le CA brut (pas de déduction de frais), plafond de CA à 77 700 EUR/an pour les services, comptabilité ultra-simple. Idéal pour les activités légères en termes de frais.
L’EURL est une société à part entière : frais professionnels déductibles du résultat, pas de plafond de CA, protection totale du patrimoine personnel, possibilité d’optimiser entre rémunération et dividendes. En contrepartie : comptabilité avec bilan annuel obligatoire, charges sociales ~45% sur la rémunération du gérant, expert-comptable recommandé (600-1 200 EUR/an).
EURL ou SASU : quelle différence pour un freelance ?
La différence principale tient au régime social du dirigeant. L’EURL a un gérant majoritaire TNS (Travailleur Non Salarié) — charges ~45% sur la rémunération, pas de droit au chômage, retraite de base correcte. La SASU a un président assimilé salarié — charges ~55-75% sur la rémunération, droit au chômage possible, retraite complète au régime général.
La SASU coûte plus cher en charges mais ouvre plus de droits. L’EURL est généralement plus avantageuse sur le plan fiscal (surtout avec des dividendes). Si vous sortez du salariat et voulez préserver vos droits chômage, la SASU est la seule option dans les structures unipersonnelles.
Peut-on cumuler auto-entrepreneur et statut salarié ?
Oui, le cumul emploi salarié + auto-entrepreneur est parfaitement légal. Il faut simplement vérifier que votre contrat de travail n’inclut pas de clause d’exclusivité (fréquente mais non systématique). Si c’est le cas, vous devez demander une autorisation à votre employeur ou exercer une activité dans un secteur différent.
Le cumul permet de tester une activité freelance sans quitter son emploi, de garder la mutuelle et la protection sociale du salariat, et d’augmenter progressivement son CA avant de sauter le pas. Les revenus AE s’ajoutent à ceux du salariat pour le calcul de l’impôt sur le revenu.
À quel moment quitter l’auto-entrepreneur pour une EURL ou SASU ?
Trois signaux principaux : (1) Vous approchez du plafond AE de 77 700 EUR pour les services — la transition doit être anticipée 3 à 6 mois avant, pas en urgence. (2) Vos frais professionnels dépassent 15-20% du CA — la déductibilité en EURL/SASU compense alors les charges plus élevées. (3) Vous avez besoin de protections sociales que l’AE ne couvre pas (retraite, chômage, prévoyance).
La transition AE → EURL se fait sans rupture d’activité. Elle implique de fermer la micro-entreprise et d’immatriculer une EURL en parallèle. Prévoyez 2 à 4 semaines et l’aide d’un expert-comptable pour le premier exercice.
Le portage salarial est-il plus intéressant que l’auto-entrepreneur ?
Non sur le plan financier : le portage cumule ~10% de frais de gestion + ~50% de charges sociales, soit un taux de prélèvement total de 55 à 60%. L’auto-entrepreneur en BIC Services paie 21,2% de cotisations, soit 3× moins.
Mais le portage n’est pas conçu pour être le plus rentable — il offre en échange ce que l’AE ne peut pas donner : droit au chômage (ARE), retraite complète au régime général, mutuelle d’entreprise, prévoyance, frais professionnels remboursables, zéro gestion administrative. Pour quelqu’un qui quitte un CDI et veut une transition sécurisée, la différence de revenu net est souvent acceptée comme le prix de la protection.
Quel statut pour un freelance avec des associés ou investisseurs ?
La SASU est le seul statut unipersonnel évolutif. Elle peut accueillir des associés à tout moment en devenant SAS, ce qui en fait le choix naturel si vous envisagez de lever des fonds, de vendre des parts, ou de construire une équipe. AE, EI et EURL sont des structures strictement solo.
La SARL (version multi-associés de l’EURL) est aussi possible mais moins attractive que la SAS pour les investisseurs, qui préfèrent généralement les SAS pour leur souplesse statutaire et la liberté de rédaction des pactes d’actionnaires.
Quelles sont les charges sociales d’un auto-entrepreneur en 2026 ?
Taux de cotisations sociales auto-entrepreneur 2026 (applicables depuis le 01/01/2026, décret n°2024-484) :
21,2% — Services BIC (prestations commerciales, e-commerce) · 25,6% — BNC et professions libérales · 12,3% — Vente de marchandises et hébergement
Ces taux s’appliquent directement sur le chiffre d’affaires encaissé. À cela s’ajoute l’impôt sur le revenu selon le barème progressif — ou le versement libératoire optionnel (1%, 1,7% ou 2,2% selon l’activité) si votre revenu fiscal de référence 2024 est inférieur à 29 315 EUR par part.
Comment choisir entre EURL et EI depuis la loi 2022 ?
Depuis la loi du 14 février 2022, l’entreprise individuelle protège automatiquement le patrimoine personnel de l’entrepreneur — comme l’EURL. La distinction est donc moins nette qu’avant.
Choisissez l’EI si : vous voulez la simplicité (pas de bilan annuel au format société, pas d’immatriculation au Registre du Commerce), une structure légère, et que vous n’avez pas besoin d’optimiser via des dividendes ou d’accueillir des associés. Choisissez l’EURL si : vous voulez optimiser votre fiscalité (dividendes partiellement exonérés de cotisations), bénéficier d’une crédibilité « société » auprès de vos clients, ou préparer une future montée en puissance vers la SARL multi-associés.
Qu’est-ce que l’ACRE et comment en bénéficier ?
L’ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise) est une exonération partielle de cotisations sociales accordée la première année d’activité. Pour les auto-entrepreneurs, l’ACRE réduit les cotisations de 50 % pendant les 4 premiers trimestres civils suivant la création.
Pour en bénéficier, vous devez remplir l’une des conditions : demandeur d’emploi indemnisé (ARE ou ASS), bénéficiaire du RSA ou de l’ASS, jeune de moins de 26 ans (30 ans si handicapé), ou avoir conclu un CAPE. La demande se fait lors de la déclaration de création d’activité sur le guichet unique. L’ACRE s’applique à tous les statuts : AE, EI, EURL et SASU.
EURL à l’IS ou à l’IR : quelle différence ?
Par défaut, l’EURL est soumise à l’impôt sur le revenu (IR) — les bénéfices sont imposés directement dans la déclaration personnelle du gérant, comme une entreprise individuelle. C’est le régime le plus simple.
En optant pour l’impôt sur les sociétés (IS), l’EURL paie l’IS sur ses bénéfices (15 % jusqu’à 42 500 EUR, 25 % au-delà), et le gérant est imposé seulement sur sa rémunération et ses dividendes. Ce régime permet l’optimisation : vous vous versez une rémunération raisonnable (cotisations TNS ~45 %) et des dividendes soumis à la flat tax 30 % — au lieu de tout imposer à votre taux marginal IR. Fiscalement intéressant au-delà de 40 000 EUR de CA annuel avec des charges fixes importantes.
Comment fonctionnent les dividendes en EURL / SASU ?
Les dividendes sont une distribution d’une partie du bénéfice net de la société vers l’associé. Ils ne sont possibles qu’en EURL ou SASU soumises à l’IS.
Mécanisme : (1) La société réalise un bénéfice. (2) Elle paie l’IS (15 % puis 25 %). (3) Le reste est distribuable en dividendes. (4) Les dividendes sont soumis à la flat tax PFU de 30 % (12,8 % d’IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Résultat : un euro de bénéfice distribué en dividende laisse ~59 € net après IS et PFU, contre ~45-50 € net après cotisations TNS pour la même rémunération.
Quelle protection en cas d’arrêt maladie selon le statut ?
Tous les statuts ouvrent droit aux indemnités journalières (IJ) en cas d’arrêt maladie, avec un délai de carence de 3 jours. Les montants indicatifs pour 5 000 EUR de CA mensuel :
AE : ~35 EUR/j — IJ calculées sur le CA déclaré les 12 derniers mois. Si peu de CA, les IJ peuvent être très faibles ou nulles. EI et EURL/SASU : ~36-45 EUR/j selon la rémunération, calculées sur les 3 dernières années. Portage salarial : IJ salarié (~50 % du salaire brut), souvent les plus élevées. Dans tous les cas, une prévoyance complémentaire est fortement recommandée pour compenser les jours non indemnisés.